lundi 23 juin 2014

Alstom, SNCF, EDF, etc.

Alstom
Le feuilleton du rachat d'Alstom par General Electric arrive à son épilogue. Finalement, l'offre de GE a été retenue par le conseil d'administration du groupe (qui est privé), avec constitution de 4 filiales détenues à 50% par chaque groupe. L'État français doit reprendre les deux tiers des actions de Bouygues, et a pour ce faire souscrit à une option d'achat à 20 mois, pour les acheter «au prix le plus bas» (dixit le ministre). Le cours de clôture de ces actions le 20 juin était de 28€, Bouygues en demander 35€. Entre gentlemen, on devrait réussir à s'entendre...
Enfin, L'État acquiert un droit de veto sur l'avenir du groupe. Tout est plié, Bouygues est content de récupérer du cash, Montebourg est content d'avoir pu se montrer à la télé, il ne reste plus qu'à obtenir l'accord de la commission européenne, qui avait rejeté un montage de ce type en 2003. Ce qui avait conduit Bouygues dans Alstom, un peu à son corps défendant. Bref, du lourd.
SNCF
Sujet non prévu, tant pis pour vous !
Le bac étant fini, la grève l'est aussi. Enfin, presque. Les grévistes n'ont pas vraiment obtenu satisfaction, la loi a prévu une usine à gaz pour gérer le rail français, qui laisse la belle part à la SNCF. Les salariés attendaient une fusion plus proche des activités de réseau avec les activités d'exploitation, une reprise de la dette (44 milliard d'euros) par l'État (qu'est-ce que c'est à côté des1.209 milliards de la dette publique) et la création d'une convention collective des cheminots. Reste à s'assurer que cette convention soit assez bien ficelée pour empêcher l'entrée d'un petit nouveau dans ce secteur.
EDF
Parfois une petite phrase peut faire très mal. Par exemple ce week-end notre ministre de l'énergie a déclaré, souveraine : «j'efface la hausse de 5%», parlant de la hausse des tarifs de l'électricité prévue pour cet été par le gouvernement précédent. Résultat : l'action a perdu 12%, soit au cours du jour 5,9 milliards d'euros partis en fumée. Le premier ministre, conscient que L'État possède 80% de cette entreprise, a repris sa ministre pour dire qu'en fait, si, il y aura une augmentation, mais plus tard et moins fort. Ce qui a permis de réduire la baisse à 3,7 milliards «seulement». Note pour plus tard : avant d'investir dans une entreprise française, vérifier la présence de l'État ou d'un capitaine d'industrie bien introduit dans les ministères, en cas de détection positive, fuir. Vite et loin !
Pendant ce temps...
L'Irak est en pleine guerre civile entre le gouvernement et ce qui est présenté comme une guérilla islamiste, l'État Islamique en Irak et au Levant. Point positif de cette situation : on assiste à un rapprochement inédit entre les États-Unis et l'Iran, aucun n'étant très chaud à l'idée de voir une nouvelle théocratie sunnite s'installer dans le secteur. À noter : le Kurdistan est épargné par les troubles.

François Hollande reçoit l'émir du Qatar. Dassault a de grands espoirs dans cette visite.

La Russie a coûté le gaz pour l'Ukraine. Pour l'instant l'Union Européenne n'est pas touchée, mais elle est très vigilante.

L'«écotaxe» n'est plus, il faut maintenant parler de «péages de transit». Au final, c'est pareil, ça coûtera des sous au nom d'un fumeux prétexte.

Laurent Hénart succède à Jean-Louis Borloo à la tête du parti radical. Tout le monde s'en fout.

L'équipe de France écrase la Suisse 5 à 2 en coupe du monde. Elle est presque assurée de finir première de son groupe.

La grotte de Chauvet, dans l'Ardèche, est classée au patrimoine mondial de l'humanité. Une réplique de ce mini Louvres préhistorique est en construction et sera visitable en 2015.

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